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la-croix.com : Bercy s’efforce de garder les téléconseillers sur le sol français |
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| Publié le Jeudi 21 Octobre 2010 à 22:21:32 par fo-teleperformance Article vu 2078 fois Rubrique : La presse parle de Teleperformance |
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Bercy s’efforce de garder les téléconseillers sur le sol françaisEn créant un label des centres d’appels « socialement responsables », le secrétaire d’État à l’emploi veut lutter contre les délocalisations
Au début d’une communication avec une entreprise figurera peut-être bientôt le message suivant : « Cet appel est passé par une entreprise reconnue socialement responsable. » Le secrétaire d’État à l’emploi, Laurent Wauquiez, a en effet lancé jeudi 21 octobre le processus pour qu’un tel label soit bientôt attribué aux centres d’appels respectant des critères de qualité, de formation et surtout d’emploi sur le sol français. Cette mesure vise à éviter la fuite des centres d’appels vers l’étranger, le plus souvent le Maroc et la Tunisie. Le secteur des centres d’appels emploie en France 250 000 personnes. Environ 80% des téléconseillers français sont employés par de grands groupes, le reste par des prestataires de service qui travaillent en sous-traitance. L’été dernier, quand le groupe français Téléperformance, leader mondial des centres d’appels, a annoncé un plan social visant à supprimer 830 postes sur le territoire français, Laurent Wauquiez est parti en guerre contre la délocalisation de ces emplois. Il avait alors évoqué la possibilité de taxer les appels passés depuis l’étranger. Employer 60% des téléconseillers sur le sol français Les emplois de téléconseillers sont particulièrement intéressants, du point de vue de Laurent Wauquiez, « car ils permettent le retour à l’emploi de personnes peu qualifiées ». Ces emplois sont donc « particulièrement bienvenus en période de sortie de crise ». Pour recevoir le label d’entreprise « socialement responsable », les centres d’appels devront s’engager à respecter des critères stricts en termes de délais d’attente, de satisfaction des clients. Mais ils devront surtout, et c’est ce qui intéresse Bercy, employer 60% de leurs téléconseillers sur le sol français. Ils devront aussi s’engager à créer au moins un emploi sur le sol français chaque fois qu’ils en créeront un à l’étranger. Le respect de ces critères sera vérifié par un observatoire et des audits internes. Besoin de téléconseillers de plus en plus qualifiés En même temps, il est difficile pour les entreprises situées en France de lutter contre celles qui partent. Le traitement des appels depuis le Maroc coûte en effet en moyenne deux fois moins cher qu’en France. Laurent Uberti, président du Syndicat professionnel des centres de contacts, estime qu’il est « faux de prétendre que tous les emplois de téléconseillers partent vers l’étranger ». Actuellement, 20% des appels sont traités depuis l’étranger. Ce chiffre est stable depuis trois ans. Et selon Laurent Uberti, cela reflète le besoin d’avoir des téléconseillers de plus en plus qualifiés. « Aujourd’hui, les clients trouvent souvent l’information de base sur Internet. Lorsqu’ils appellent une hotline, par exemple, c’est qu’ils ont un problème complexe, ce qui exige d’avoir un interlocuteur bien formé. »
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