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Jour après jour - mardi 29 mars 2011
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Assurance-chômage
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FO se félicite d'avoir conforté les droits des demandeurs d'emploi
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Fer de lance de la négociation sur la future convention UNEDIC, la centrale a réussi à améliorer l'’indemnisation des salariés saisonniers et invalides et à rendre plus difficiles les conditions de mise en œuvre d’une baisse éventuelles des cotisations.
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La négociation interprofessionnelle sur l'Assurance chômage s'est achevée vendredi sur un projet d'accord que devraient approuver au moins quatre organisations syndicales. Fer de lance de cette négociation, la confédération FO a annoncé lundi qu'elle le parapherait
D'abord parce que la future convention préserve, et améliore dans certains cas, les règles actuelles d'indemnisation des demandeurs d'emploi. Elle maintient en effet à vingt-quatre mois le droit à une allocation pour les chômeurs pouvant justifier d'au moins quatre mois de travail dans les vingt-huit derniers mois. Pour les plus de 50 ans ayant travaillé trente-six mois, la durée maximale d'indemnisation restera de trente-six mois. Elle conforte dès lors le principe acquis en 2009 et selon lequel «un jour cotisé équivaut à un jour indemnisé». Mieux, elle améliore les droits pour deux catégories de demandeurs d'emplois. Ainsi, les travailleurs invalides pourront cumuler le montant de leur pension d'invalidité avec le montant de l'allocation d'aide au retour à l'emploi tandis que les salariés saisonniers verront supprimer le «coefficient réducteur» qui diminuait le montant de leur allocation chômage en fonction du nombre de jours travaillés au cours des douze derniers mois.
Mais FO a aussi « réussi à rendre plus difficiles les conditions de mise en œuvre d'une baisse des cotisations». Alors que le patronat aurait voulu inscrire dans l'accord une réduction automatique des cotisations sociales – «en cas de bénéfices des comptes de l'UNEDIC de 500 millions d'euros sur deux semestres consécutifs» – les syndicats ont imposé des garde-fous afin de préserver les rentrées financières de l'Assurance chômage.
La baisse des cotisations réclamée par le MEDEF ne pourra intervenir que si le «niveau d'endettement du régime est égal ou inférieur à l'équivalent de 1,5 mois de contributions calculés sur la moyenne des douze derniers mois», précise dorénavant le texte. En outre, cette baisse de 0,4 point au maximum ne pourra être effective que dans l'hypothèse où le régime dégage des excédents supérieurs à un milliard d'euros sur une année. Le tout «sans remise en cause des droits des chômeurs», souligne FO. Le patronat a renoncé également à l'une de ses autres revendications principales: le report de 50 à 52 ans de l'ouverture du droit à trois ans d'allocations et le recul de 61 à 62 ans pour le maintien du chômage indemnisé jusqu'à la retraite à taux plein.
Devant être avalisée par quatre syndicats (FO, CFDT, CFTC, CGC), la nouvelle convention devrait entrer en vigueur le 1er juin prochain pour s'appliquer jusqu'au 31 décembre 2013. |
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