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Préciser clairement les choses

Publié le Mercredi 2 Février 2011 à 10:25:16 par fo-teleperformance
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Rubrique : Communiqué de Jean Claude Mailly
 
 
L'Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 2 février 2011
Préciser clairement les choses

Les dernières statistiques sur le chômage sont loin d'être rassurantes. 

Sur un an (ensemble de l'année 2010) le chômage a augmenté de 5,4% pour atteindre 4.309.500 personnes, outre-mer inclus. 

Si le chômage des jeunes de moins de 25 ans a officiellement baissé de 5,2%, il n'en reste pas moins qu'il demeure élevé et qu'il faut tenir compte des contrats aidés, des stages, de la remontée de l'intérim et de tous ceux non inscrits à Pôle emploi. 

Le chômage des plus de 50 ans s'accroît, lui, de 16,3%. Cela signifie que, loin de s'améliorer, l'emploi des seniors continue à se dégrader. Au passage, cela montre l'ineptie consistant à repousser les droits à taux plein pour partir en retraite! Qui plus est quand la question de l'Allocation équivalent retraite n'est pas réglée, ce qui risque de faire basculer nombre de chômeurs dans la précarité financière. 

De la même manière, pour prendre un autre exemple, que fait le gouvernement pour tous les chauffeurs routiers qui étaient partis en congé de fin d'activité, mais qui ne sont aujourd'hui couverts que jusqu'à 60 ans? 

Dès que le report du droit à la retraite va être effectif, ils ne seront plus couverts et ne pourront plus avoir l'habilitation pour conduire. Donnée particulièrement inquiétante: le nombre de personnes au chômage depuis deux à trois ans a augmenté de 38,5%. 

Ce sont elles, notamment, qui ont le plus de mal à retrouver un emploi et qui risquent dès lors de tomber dans la pauvreté, ayant épuisé leurs droits à l'assurance-chômage et relevant alors des minima sociaux. 

Tous ces éléments montrent que la crise est loin d'être terminée. En France comme ailleurs, le chômage atteint des records et il est indispensable de changer d'orientation économique. Ce qui est bien entendu incompatible avec les plans d'austérité mis en place. 

N'oublions pas non plus qu'en cinq ans, les 500.000 postes supprimés dans la fonction publique d'État et la fonction publique hospitalière, au nom du dogme libéralo-comptable de la RGPP, auront non seulement fragilisé l'ensemble des services publics républicains, mais aussi empêché autant de jeunes de trouver un emploi. De ce point de vue, la RGPP tue le service public et l'emploi. 

De tout cela nous traiterons bien entendu à notre congrès confédéral, dans quinze jours, à Montpellier. 

Au fait, je voulais signaler qu'à l'issue de ce congrès je solliciterai du Comité confédéral national un nouveau mandat de Secrétaire général de la Confédération. 

Par les temps qui courent, mieux vaut préciser clairement les choses (lol). 




AVEC FORCE OUVRIERE, DÉFENDONS NOS RETRAITES
 
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Jean Claude Mailly sonne l'alerte sur la Sécurité Sociale

Publié le Lundi 10 Janvier 2011 à 23:47:37 par fo-teleperformance
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Rubrique : Communiqué de Jean Claude Mailly
 

Sécu: Jean-Claude Mailly (FO) craint une "régression républi
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Syndicalisation et développement

Publié le Mercredi 15 Décembre 2010 à 12:22:16 par fo-teleperformance
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Rubrique : Communiqué de Jean Claude Mailly
 
 
L'Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 15 décembre 2010
Syndicalisation et développement

La position commune et la loi qui l'a accompagnée en 2008 en matière de représentativité attisent la concurrence syndicale en nous transformant quelque peu en machines électorales. 

Rappelons en premier lieu que pour des raisons de fond liées à nos conceptions en matière de syndicalisme et de négociation collective, nous n'acceptons pas le contenu de cette loi, résultant de la position dite commune dont l'objet prioritaire est de restreindre le paysage syndical. 

Cela étant, force est de constater que la loi s'applique, tant dans le privé que dans le public, avec une approche différenciée mais se situant dans la même logique. 

Ces derniers jours, différents scrutins ont eu lieu dans des entreprises importantes en nombre de salariés. Ils surviennent après des élections dans le public (ex. DDI) où Force Ouvrière a réalisé de bons scores. Ainsi, à EDF et GDF-Suez les listes Force Ouvrière ont obtenu un score relativement stabilisé, assurant notre représentativité. 

À la RATP, une progression nette nous a permis de passer la barre des 10%. 

À Airbus Toulouse, où nous étions déjà largement en tête, nous avons encore amélioré notre score. 

À titre d'exemples complémentaires, je reviens du congrès de la Polynésie où nos camarades ont fait un beau résultat, en progression, dans la santé. 

Bien entendu, ici ou là, nous pouvons avoir des déceptions ou des déconvenues. Mais c'est aussi vrai pour d'autres, notamment la CGT et la CFDT. Ainsi, la CFDT n'a pas passé les 10% chez Airbus. 

Nous notons également – et nous nous en félicitons – que d'autres organisations, notamment autonomes, nous rejoignent. 

Ce fut le cas, nous le savons, dans la police nationale où l'ex-Unsa-Police a rejoint Force Ouvrière; dans le transport aérien où le Syndicat national des personnels navigants commerciaux a fait de même; dans l'Éducation nationale avec le passage à Force Ouvrière du SNETAA, premier syndicat de professeurs de lycées professionnels. Et d'autres sont en cours. C'est vrai aussi au niveau d'entreprises où nous assistons, ici ou là, à des transferts vers Force Ouvrière. 

Nous devons encourager ces mouvements, qui sont ainsi possibles parce que nous sommes une organisation d'avenir et que nous respectons l'indépendance et la liberté syndicale. Ce qui implique aussi, dans le respect des statuts confédéraux, la liberté individuelle de nos adhérents. 

Nous respectons également le fédéralisme, c'est-à-dire un mode de fonctionnement qui n'a rien à voir avec quelque forme que ce soit de centralisme démocratique. 

Autant d'arguments qui plaident pour notre développement. 

Syndicalisation et développement doivent être une priorité pour chaque militant(e). Nous avons un boulevard devant nous; à nous tous, collectivement et individuellement, de l'emprunter. 




AVEC FORCE OUVRIERE, DÉFENDONS NOS RETRAITES
 
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Sortir de l'austérité économique

Publié le Jeudi 25 Novembre 2010 à 11:50:49 par fo-teleperformance
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Rubrique : Communiqué de Jean Claude Mailly
 



L'Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 24 novembre 2010
Sortir de l'austérité économique

Les déclarations à la télévision du président de la République ont confirmé, sans le dire explicitement, que l'austérité continuerait à être la ligne de conduite du gouvernement en matière de politique économique et sociale.

Le retour dans les clous du pacte de stabilité et de croissance (3% de déficit budgétaire en 2013 contre 7,7% actuellement) se ferait donc, non pas en augmentant les recettes par un soutien à l'activité économique et une grande réforme fiscale, mais en diminuant les dépenses publiques et sociales. Ce qui est notamment l'objet de la contre-réforme des retraites dont nous continuerons à demander l'abrogation.

Ce qui se traduit également par une réduction des moyens des budgets publics, source de pertes d'emplois et de remise en cause du service public républicain.

Les délégués présents à la journée de rencontre, le 16 novembre, des trois fonctions publiques ont ainsi largement confirmé les méfaits économiques, sociaux et républicains de la Révision générale des politiques publiques (RGPP).

Dans ces conditions, comment croire à une diminution importante du chômage par des créations d'emplois?

Comment croire également que la question essentielle de la dépendance sera traitée, comme nous le demandons, dans le cadre de la Sécurité sociale et non en favorisant un marché captif aux assureurs privés?

Si les pouvoirs publics ne se donnent pas les moyens, en France comme en Europe, de sortir de l'austérité économique tout en réglementant les marchés financiers et en réorientant les modalités de la construction européenne, alors non seulement la crise est loin d'être terminée, mais elle peut s'aggraver à tout moment.

Il ne s'agit pas pour Force Ouvrière de jouer les oiseaux de mauvais augure, mais de la même manière que nous avions annoncé en 2007 une crise imminente, nous tirons à nouveau la sonnette d'alarme.

C'est aussi pourquoi, bien entendu, nous garderons notre entière liberté de comportement, ce qui confirme que nous n'intégrons pas «l'intersyndicale» et le rôle accompagnateur de la CFDT et de la CGT.

Nous développerons nos positions et revendications. C'est ce que nous avons fait lors d'une première rencontre avec le ministère du Travail. C'est ce que nous ferons cette semaine lors d'une rencontre avec le patronat.

Nous y parlerons notamment d'emploi des jeunes, de paritarisme, de salaires, de valeur ajoutée et d'assurance chômage.

Tenir nos positions est essentiel, car c'est en résistant et en revendiquant qu'on va de l'avant.


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FO se positionne ce lundi sur les suites du mouvement

Publié le Lundi 8 Novembre 2010 à 13:06:29 par fo-teleperformance
Article vu 1474 fois
Rubrique : Communiqué de Jean Claude Mailly
 

 
Jour après jour - lundi 8 novembre 2010
Retraites
FO se positionne ce lundi sur les suites du mouvement
 
Le leader de la confédération a rappelé samedi que le dossier n’est pas clos en déplorant que certaines organisations veuillent passer à autre chose.
La Confédération FO réunit aujourd'hui son bureau pour se positionner sur la suite de la mobilisation sur les retraites après les manifestations du 6 novembre. Rappelant que ce dossier ne devait pas être clos pour passer à autre chose, son leader Jean-Claude Mailly a regretté que ces cortèges aient rassemblé moins de monde que les précédents. Outre le fait que manifester un samedi n'a jamais été «la tasse de thé» de l'organisation, il a estimé qu'«il y a eu un certain gâchis dans la conduite du mouvement» choisie par les sept autres syndicats en refusant de reprendre la proposition de FO d'élargir la contestation. Pour Jean-Claude Mailly, on aurait pu frapper plus fort afin de coordonner et d'amplifier la mobilisation, notamment entre le 12 et le 19 octobre lorsqu'il y avait des manifestations d'un niveau inégalé et des grèves reconductibles un peu partout dans le pays. «C'était le moment d'unifier et de généraliser le mouvement par un appel commun à une journée nationale de grève comme nous l'avons proposé à plusieurs reprises» car «c'était aussi ça la responsabilité d'une confédération».

Jeudi lors de la dernière réunion des syndicats et vu la situation, FO a reproposé de lancer cet appel pour revitaliser la mobilisation, mais les autres organisations ont préféré s'entendre sur un «nouveau rendez-vous de mobilisation dans la semaine du 22 au 26 novembre» sans s'accorder encore sur ses modalités d'actions. À cet égard, l'éventail est large entre ceux qui parlent d'organiser un ou plusieurs défilés supplémentaires, ceux qui veulent imaginer des formes d'actions inédites et ceux qui souhaitent passer à autre chose (emploi salaires…).

«Nous ne sommes pas pour la stratégie d'épuisement en faisant des manifs jusqu'à Noël et en disant: celle de Noël sera gratuite», a martelé Jean-Claude Mailly, pour qui, ces «dissensions» ne sont pas le fruit du hasard mais directement liées au dossier de la représentativité syndicale qui pollue les relations entre les syndicats et tous les dossiers. D'où la volonté de certaines organisations de maintenir coûte que coûte une «intersyndicale permanente» pour maintenir un semblant de revendications sur les retraites.


Dossier retraites: Manifestations du 6 novembre 2010
envoyé par Force_Ouvriere






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L'heure n'est pas au bonneteau social

Publié le Jeudi 28 Octobre 2010 à 12:21:54 par fo-teleperformance
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Rubrique : Communiqué de Jean Claude Mailly
 



 
L'Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 27 octobre 2010
L'heure n'est pas au bonneteau social

Partisane de l'action commune et soucieuse de conserver sa liberté de comportement et ses positions, Force Ouvrière n'entend pas oublier ses revendications, c'est la raison pour laquelle nous ne signons pas les communiqués communs de «l'intersyndicale», tout en étant dans l'unité d'action. 

Face à un projet inacceptable, comme celui sur les retraites, l'action commune est indispensable pour peser. 

Mais elle n'est pas en soi suffisante. Encore faut-il décider des moyens d'action les plus appropriés, c'est pourquoi face à des manifestations puissantes et à des actions locales (grèves, blocages, débrayages, etc.)* qui ne font pas encore reculer le gouvernement, Force Ouvrière a proposé aux autres organisations d'unifier et de libérer le mouvement par un appel commun à 24 heures de grève franche. Pour nous, c'est une responsabilité des confédérations. 

Ce qu'ont notamment refusé, jusqu'à ce jour, la CGT et la CFDT. Nous ne cesserons pas d'expliquer que cette question des retraites est pour le gouvernement un élément clé du plan d'austérité français. Qui plus est, nombre d'économistes expliquent, en effet, que la crise est loin d'être terminée et que les plans d'austérité vont non seulement freiner la croissance et augmenter le chômage, mais aussi générer un «chaos sociopolitique croissant». 

Parce que nous n'abdiquerons jamais, nous serons dans les actions des 28 octobre et 6 novembre en gardant notre analyse, nos positions, notre franc-parler. 

Certes, nous ne sommes pas dupes. Nous savons que le duo confédéral CGT-CFDT n'a rien à voir avec les retraites, mais tout à voir avec la représentativité syndicale. Les logiques d'appareil l'emportent. 

Mais nous savons aussi, en ce moment, que l'unité d'action est un espoir et une aspiration pour les travailleurs. 

Le dossier «retraites» est le dossier prioritaire. Nous ne glisserons donc pas sur d'autres thèmes (même s'ils sont importants) parce que l'heure n'est pas au bonneteau social. 

Et même pendant les retraites, nous n'oublions pas l'emploi, les salaires, l'assurance-maladie, la politique industrielle, l'avenir du service public républicain. Tout est lié et tout est à relier à l'accentuation d'une politique économique libérale qui veut, aujourd'hui, se traduire par l'austérité pour les travailleurs. 

C'est aussi cela la fierté du syndicalisme libre et indépendant que nous pratiquons. 

* Bien entendu, nous soutenons tous les syndicats et structures FO dans l'action et protestons contre les procédures de réquisition.



 
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Le pouvoir exécutif s'en prend au droit de grève

Publié le Lundi 25 Octobre 2010 à 21:26:42 par fo-teleperformance
Article vu 1639 fois
Rubrique : Communiqué de Jean Claude Mailly
 
 
Jour après jour - lundi 25 octobre 2010
Retraites
Le pouvoir exécutif s'en prend au droit de grève
 
Pour briser le mouvement de contestation contre son projet de loi, le gouvernement a donné ordre aux Préfets de réquisitionner les salariés grévistes. Pour FO, c’est inacceptable.
La mobilisation en cours contre la réforme des retraites affole le pouvoir exécutif. Après sa décision de précipiter le débat au Parlement, en poussant notamment le Sénat à recourir samedi au vote bloqué sur l'ensemble du projet de loi, le gouvernement a décidé de s'en prendre au droit de grève. Sous prétexte de sécurité et même de «continuité du service public», plusieurs préfets ont pris des arrêtés de réquisition de non-grévistes mais aussi de grévistes avec l'appui des forces de l'ordre.

Il en est ainsi dans les dépôts de carburants autour des raffineries à l'arrêt depuis une quinzaine de jours. Sous peine d'amendes ou de prison, des dizaines de personnels grévistes sont réquisitionnés depuis par la force pour remplir les camions-citernes devant alimenter les milliers de stations d'essence en rade. Preuve de l'affolement des autorités, un arrêté préfectoral de Seine-et-Marne visant à réquisitionner les salariés du dépôt de Grandpuits a été annulé vendredi soir par la justice pour atteinte illégale au droit de grève. Le préfet en a pris un autre dans la nuit de vendredi à samedi. Cet arrêté a été également contesté par les syndicats devant le tribunal administratif de Melun qui devait statuer lundi sur son sort. Les décisions préfectorales visent à débloquer les dépôts de carburants afin de ravitailler les stations. La reprise du raffinage du pétrole brut reste elle entière dans la mesure où les grèves sont reconduites sur les sites de production. Lundi, sept pétroliers se trouvaient dès lors en attente au large du port de Saint-Nazaire, en raison de la grève à la raffinerie de Donges, contre quatre mardi dernier.

Le gouvernement est confronté à la même problématique avec la grève des services de voirie dans un certain nombre de ville, dont la plus emblématique reste Marseille. Alors que le mouvement entrait dans son 15ème jour dans la cité phocéenne, le préfet des Bouches-du-Rhône a décidé de réquisitionner là aussi les agents chargé de la propreté grévistes, après avoir utilisé, quelques jours plus tôt, quelque 150 soldats de la sécurité civile pour procéder à leur place au ramassage des déchets. Une «réunion en urgence» devait avoir lieu ce lundi entre les syndicats, dont le principal est FO, et les autorités de la Communauté urbaine de Marseille afin de tenir compte de la «situation sanitaire».

Le secrétaire général de la confédération FO, Jean-Claude Mailly a condamné ce recours aux réquisitions de salariés en grève, avant d'indiquer, que «de mémoire, la dernière fois qu'on a connu ça, c'était en 1963 avec les mineurs de charbon». Et pour lui, «ce n'est pas acceptable». Dans un communiqué, la centrale syndicale a tenu également à préciser que «les mesures prises actuellement sont (…), le plus souvent, des atteintes pures et simples au droit de grève, droit constitutionnel et lié aux conventions internationales en matière de liberté syndicale et de droit de la négociation collective». Elle rappelle au passage que les services publics essentiels sont avant tout mis en cause par les plans de rigueur (suppressions d'emplois liées à la RGPP par exemple) ou par les privatisations. Lesquels peuvent eux «conduire à fragiliser la sécurité des personnes» et non pas les grèves décidées par les syndicats et les salariés qui prennent d'eux-mêmes toutes les précautions en la matière.


Jean-Claude Mailly, l'invité de Guillaume Durand





 
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L'Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 13 octobre

Publié le Mercredi 13 Octobre 2010 à 15:15:18 par fo-teleperformance
Article vu 1577 fois
Rubrique : Communiqué de Jean Claude Mailly
 

 
L'Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 13 octobre 2010
Un affaiblissement démocratique

Le gouvernement s'entête. Il n'accepte de toucher à son projet de loi sur les retraites qu'à la marge, car ce projet est un des éléments clés du plan d'austérité qui se met en place. 

Il commence dans le même temps à s'inquiéter. C'est ainsi qu'il faut interpréter l'urgence à vouloir voter avant le 12 octobre les articles sur les bornes d'âge (60/62 et 65/67), l'intervention publique sur les médias du conseiller social du président de la République ou encore les accusations contre celles et ceux qui appelleraient les jeunes à manifester. 

Face à un tel blocage du pouvoir, alors que la très grande majorité des Françaises et des Français sont opposés à son projet de loi, la mobilisation ne faiblit pas, ainsi que la détermination. 

Rappelons – on ne le rappellera jamais assez – que le blocage gouvernemental est dû à la volonté de répondre, par l'austérité, aux marchés financiers et aux autorités européennes tout en faisant un marqueur politique. 

Pendant deux jours, les 7 et 8 octobre, le Comité confédéral national (le «parlement» de FO) s'est réuni et a largement débattu de cette situation. 

À l'unanimité, les secrétaires de fédérations et d'unions départementales ont réaffirmé le caractère injuste et inacceptable de ce projet et la nécessité de revendiquer son retrait ou son abandon pour obtenir une autre réforme. 

À l'unanimité, ils ont décidé d'appeler à la grève le 12 octobre et souligné que l'unité d'action était un espoir pour les salariés. 

À l'unanimité également, ils ont décidé de soutenir les syndicats Force Ouvrière qui, dans l'unité d'action la plus large, s'engagent dans la reconduction du mouvement pour obtenir satisfaction. 

Par leur entêtement, les pouvoirs publics durcissent la situation. Un tel entêtement est d'ailleurs révélateur d'un affaiblissement démocratique. Comme le soulignait un «expert», dans beaucoup de pays, avec des manifestations aussi importantes, les pouvoirs publics auraient ouvert des discussions. 

Ce n'est pas le cas en France. 

La semaine qui vient sera donc une semaine clé avec: 

– la journée de grève et de manifestations du 12 octobre*; 

– les assemblées générales qui se tiendront ici et là dans la foulée; 

– les manifestations du 16 octobre. 

Décidée à agir clairement et dans l'action commune, Force Ouvrière répond, avec calme et détermination, à l'entêtement des pouvoirs publics et ne se laissera pas piéger dans les polémiques, d'où qu'elles viennent. 

* Plus de 3,5 millions de manifestants sur l'ensemble du territoire.




 
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Edito Jean Claude Mailly du 29 septembre 2010

Publié le Mardi 5 Octobre 2010 à 15:08:36 par fo-teleperformance
Article vu 1630 fois
Rubrique : Communiqué de Jean Claude Mailly
 


L'Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 29 septembre 2010
Une tout autre logique

Face à un déficit financier, il y a globalement trois possibilités:

- s'endetter pour faire face aux dépenses;

- trouver de nouvelles recettes;

- diminuer les dépenses.

S'agissant des retraites, rappelons avant toute chose que le dossier arrive en 2010 du fait de l'explosion de la crise financière, qui a dégradé tous les compteurs pour venir en aide aux établissements bancaires et financiers, et soutenir l'activité économique.

Le gouvernement, malgré les discours sur la moralisation du capitalisme en 2009, continue à se situer dans la même logique économique libérale. À cause de la concurrence, de la compétitivité, de l'attirance des capitaux financiers (tout ce qui est à l'origine de la crise), il faut réduire les dépenses publiques et sociales, donc réduire les dépenses en matière de retraite en reculant les âges de départ, en allongeant la durée de cotisation, en ne réglant pas la question, elle aussi essentielle, de la pénibilité.

Force Ouvrière est dans une tout autre logique. Il faut modifier la politique économique et sociale, réglementer les marchés et trouver les moyens nécessaires pour les retraites.

Nous avons ainsi mis sur la table plusieurs propositions:

- révision de l'assiette de la CSG pour qu'elle porte plus sur les revenus financiers et du capital: 1 point de CSG représente 12 milliards d'euros actuellement;

- augmentation d'un point de la cotisation patronale (4 à 5 milliards d'euros);

- taxation plus élevée des bénéfices non réinvestis (5 milliards possibles);

- augmentation des contributions sur l'intéressement et la participation (3 milliards);

- taxation des bonus et stock-options;

- révision des exonérations de cotisations sociales patronales, dont la Cour des comptes elle-même dénonce le coût et l'inefficacité (plusieurs milliards d'euros);

- remise en cause de plusieurs niches fiscales (ex.: exonération des plus-values à l'occasion de la vente de filiales).

À noter, par ailleurs, que toutes les diminutions fiscales introduites depuis dix ans font aujourd'hui perdre 90 milliards d'euros aux finances publiques.

- Augmentation des salaires (1% en plus équivaut à 700 millions d'euros de recettes supplémentaires pour la seule caisse vieillesse).

Enfin, signalons qu'une politique plus active serait créatrice d'emplois, donc de rentrées financières.

Nous sommes donc dans deux logiques opposées. C'est pourquoi nous demandons le retrait du projet gouvernemental pour obtenir une autre réforme pour les retraites, respectueuse des droits de toutes les générations et réductrice des inégalités sociales. Nous avons même proposé une suspension du texte pour rouvrir des discussions. Mais le gouvernement reste bloqué. Compte tenu, pour lui, de l'inscription de son projet de loi comme un élément clé du plan d'austérité, il s'est en quelque sorte enfermé dans la logique des marchés financiers. Ce qui explique en grande partie son blocage.

Il faut ainsi noter que d'autres organisations syndicales en viennent aujourd'hui à réclamer un changement complet du texte. Ce qui signifie que les analyses vis-à-vis de ce projet de loi se rapprochent.

Après le succès du 23 septembre (au moins au même niveau que le 7 septembre) et face à l'intransigeance gouvernementale, Force Ouvrière a reproposé de monter d'un cran pour un appel unitaire à 24 heures de grève interprofessionnelle. Nous maintenons donc nos analyses, revendications et positons tout en soulignant que, pour nous, l'unité d'action est nécessaire pour gagner.

Cette unité d'action se traduira donc par des manifestations le samedi 2 octobre, dont il est indispensable qu'elles se traduisent globalement par une augmentation du nombre de manifestants, ce qui n'est pas gagné d'avance.

À noter que les organisations syndicales d'étudiants et de lycéens appellent également.

Une nouvelle journée de grèves et de manifestations est prévue le 12 octobre, après une nouvelle réunion des syndicats le 4 octobre.

C'est à la fin d'un combat qu'on compte les points et qu'on mesure ce qu'on a gagné. En attendant, on mène le combat avec des revendications claires et des propositions alternatives, c'est notre ligne de conduite.





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L'Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 15 septemb

Publié le Jeudi 16 Septembre 2010 à 10:19:59 par fo-teleperformance
Article vu 1717 fois
Rubrique : Communiqué de Jean Claude Mailly
 

Notre responsabilité: Faire encore mieux le 23 septembre

Après le succès incontestable du 7 septembre, lancé dans l'unité d'action, les organisations syndicales ont une responsabilité importante. Nous ne sommes pas, en tout cas Force Ouvrière, dans ce que l'ineffable M. Minc appelle une chorégraphie orchestrée par des syndicats «admirablement responsables». En tout cas, nous n'avons pas la même définition de la responsabilité. 
À partir du moment où le projet gouvernemental est indigeste, il ne faut pas l'avaler, il faut l'abandonner et tout mettre en oeuvre pour y parvenir. Ce qui est le seul moyen pour obtenir une autre réforme.  
C'est cela la responsabilité, aujourd'hui, des organisations syndicales.

Après discussions au cours de la réunion du 8 septembre entre les huit organisations syndicales, la date du 23 septembre a été retenue, selon les mêmes modalités que le 7 septembre. Il faut donc élever le 23 septembre au-dessus du 7 septembre, faire encore mieux. 

Entre-temps, le 15 septembre, jour du vote à l'Assemblée nationale, diverses initiatives auront lieu au niveau local. Face à l'intransigeance gouvernementale et aux mesurettes annoncées, les pouvoirs publics se mettent eux-mêmes en situation d'affrontement ou de blocage. 

Dès lors, l'unité d'action, nécessaire, appelle aussi de la détermination. 

Une fois n'est pas coutume, citons Nicolas Sarkozy dans un livre paru à la veille des élections présidentielles: 

«Si les Français ont voté non à la Constitution européenne alors qu'ils avaient voté oui à Maastricht, si 3 millions de Français sont descendus dans la rue pour dire non au CPE, s'il y a eu le 21 avril 2002, ce n'est pas parce que les Français n'ont rien compris au monde dans lequel ils vivent, c'est parce que ce qu'on leur fait vivre leur est devenu insupportable.» 

C'est pareil quand près de 3 millions de manifestants ont défilé le 7 septembre. C'est même pire puisque depuis 2007, la crise est intervenue et que les injustices et inégalités se sont fortement développées.
  

 
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