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Service public: le bien commun de tous les citoyens

Publié le Mercredi 21 Septembre 2011 à 12:00:13 par fo-teleperformance
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Rubrique : Communiqué de la Conféréation FO
 



L'Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 21 septembre 2011
Service public: le bien commun de tous les citoyens

FO HebdoComme nous l'avions annoncé dès l'adoption des nouvelles dispositions en matière de représentativité, l'une des conséquences serait que les syndicats allaient devoir se transformer en machines électorales. Chaque jour des élections vont avoir lieu dans le privé et des élections nationales ont lieu le 20 octobre prochain dans la fonction publique d'État et la fonction publique hospitalière.

Ces élections se gagnent avant tout sur le terrain, au travers de l'action continuelle des militants et adhérents. S'agissant des élections dans la fonction publique, c'est aussi l'occasion d'expliquer les ravages de la RGPP et de la loi HPST, que nous ne découvrons pas à l'occasion de ces élections puisque nous les condamnons depuis leur mise en œuvre.

Nous venons d'ailleurs de compléter notre livre noir de la RGPP, accessible sur le site internet de la Confédération. Et je mesure, à travers les déplacements, les conséquences des mesures de restriction des dépenses publiques et sociales. Dans les hôpitaux, les personnels sont à bout. Trop souvent on ne raisonne plus en fonction de la qualité des soins, mais par rapport à des normes de sécurité minimales à respecter. Les tensions et insuffisances en matière d'effectifs conduisent à des fermetures de sites alors que les besoins existent. Des infirmières de nuit sont amenées – bien que ce soit interdit – à faire des prescriptions de médicaments par téléphone. Les soignants déplorent l'impossibilité, faute de temps, de discuter avec les malades.

Nous pourrions multiplier les exemples. Seule leur conscience professionnelle, sur laquelle les pouvoirs publics s'appuient, évite ou limite les pépins. L'hôpital public est en danger. Les patients en ont conscience. Partout les mêmes objections sont formulées.

Les modalités de financement des hôpitaux doivent être revues d'urgence, les agents doivent être mieux respectés, les intérêts des patients mieux pris en compte. À Tours, Caen, Nantes, Chaumont ou Niort, ce sont les mêmes colères ou angoisses que l'on rencontre. À Vertou, près de Nantes, c'est contre la fermeture d'un collège que nos militants, avec l'appui de la population, se battent. Aucun service public n'échappe à l'austérité. C'est la même chose dans les commissariats de police où les conditions se dégradent également.

Si l'on est attaché à la République et à ses principes de liberté, d'égalité et de fraternité, c'est tous ensemble que nous devons défendre le service public qui est le bien commun de tous les citoyens.

Dans les Deux-Sèvres, j'ai pu également apporter le soutien de la Confédération à des salariés qui se battent contre l'arbitraire et le cynisme d'une entreprise, Intermarché, pour qui les marchandises valent plus que les hommes et femmes qui les transportent. Interdit d'accès dans les locaux de la base logistique de Gournay, j'ai discuté avec les salariés devant l'entreprise où tous les problèmes se cumulent: dégradation des conditions de travail, pression sur les salariés, menaces de licenciement.

La rupture doit être autre chose qu'un slogan. Se battre contre l'austérité sous toutes ses formes, c'est exiger un autre modèle, un autre système.




 
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«Courage, fuyons»

Publié le Mercredi 6 Juillet 2011 à 13:25:32 par fo-teleperformance
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Rubrique : Communiqué de la Conféréation FO
 




L'Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 6 juillet 2011
«Courage, fuyons»

FO HebdoLes contrats loi-contrat refont couler un peu d'encre en ces périodes préélectorales.

Il faudrait constitutionnaliser les domaines de la responsabilité de la négociation collective, ce qui reviendrait à ce que les «partenaires» sociaux soient des législateurs.

Ainsi, pour prendre deux exemples, la durée du travail ou le SMIC ne devraient plus relever des pouvoirs publics mais des négociations.

On retrouve des partisans d'un tel schéma tant du côté des politiques, que d'une partie du patronat ou des syndicats.

Du côté des politiques, ce serait une façon de se dégager d'une partie de leurs responsabilités, de la même manière qu'en voulant constitutionnaliser le déficit, ils s'automutileraient en matière de politique économique.

Autrement dit, en s'obligeant à suivre une politique économique libérale qui fait du social la variable d'ajustement, ils pensent se dégager de leurs responsabilités sur le terrain social «en refilant le bébé» (dans un cadre qui plus est contraint) aux interlocuteurs sociaux.

Ce serait en quelque sorte l'alliance entre une volonté d'ancrage du capitalisme libéral et un système social corporatiste au sens politique du terme.

De fait, en se coupant deux bras (l'économique et le social) les pouvoirs publics appliqueraient la formule du «courage, fuyons».

Du côté des employeurs, c'est la logique du marché roi qui l'emporte pour accélérer la déréglementation sociale et le dynamitage de la hiérarchie des normes. Autrement dit, c'est: «Laissez-nous gérer nos entreprises comme on l'entend.»

Du côté syndical, les partisans d'une telle approche sont ceux qui ont toujours confondu intérêt général et intérêts particuliers et qui pensent qu'ils sont meilleurs que les politiques ou les employeurs pour gérer la société ou les entreprises.

C'est le syndicaliste qui se verrait bien député ou DRH.

Mais quelles que soient les motivations des uns et des autres, c'est une renonciation à la République et en particulier à l'objectif et au principe d'égalité de droit, c'est aussi, bien entendu, le renoncement à l'indépendance syndicale.

Pour nous, le champ de la négociation n'est pas extensible à l'infini.

Pour nous, un accord, pour s'appliquer à tous (égalité de droit), doit faire l'objet d'une extension.

Pour nous, ce sont les pouvoirs publics qui sont chargés de l'intérêt général (donc les partis politiques), un intérêt général qui, en démocratie, n'est pas l'addition des intérêts particuliers.

Pour nous, la négociation collective doit être articulée à tous les niveaux, en accordant au niveau national (interprofessionnel et branches) une place essentielle.

Nous n'avons jamais nié le droit des parlementaires, en démocratie, de faire des lois, y compris en matière sociale et, si nous ne sommes pas d'accord, de les combattre.

Ainsi, si le président de la République avait voulu faire un référendum sur la constitutionnalisation du zéro déficit, nous aurions proposé aux instances de Force Ouvrière d'appeler à voter non.

Pour nous, il ne saurait y avoir un mur de Berlin entre la loi et le contrat, mais partis politiques et interlocuteurs sociaux ont des rôles et places différents.

Et dans nos analyses, comme dans nos revendications, nous traitons du social et de l'économique car nous n'accepterons jamais que le social soit un sous-produit de l'économie.

Il n'y a pas une démocratie politique d'un côté, une démocratie sociale de l'autre, qui se concurrencent et qui confondent les rôles des uns et des autres par autosubstitution.

Il y a une démocratie dans laquelle les responsabilités sont différentes.

Pas plus que la laïcité, la démocratie n'est plurielle.

Nous sommes là sur des questions de fond qui structurent une société et qui confirment ou infirment l'ancrage républicain ou la dérive anglo-saxonne.

C'est aussi d'ailleurs pour ces raisons que nous nous opposons aux nouvelles règles dites de représentativité syndicale, qui font la part belle au niveau de l'entreprise en remettant en cause la branche et l'interprofessionnel national.

Et c'est aussi parce que nous sommes un syndicat, pas un parti, que nous continuerons à militer et à nous battre pour l'indépendance syndicale et la république sociale.



 
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La suppression du bouclier fiscal ne changera pas la donne pour les riches

Publié le Vendredi 13 Mai 2011 à 19:24:28 par fo-teleperformance
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Rubrique : Communiqué de la Conféréation FO
 



Jour après jour - vendredi 13 mai 2011
Finances publiques
La suppression du bouclier fiscal ne changera pas la donne pour les riches

La réforme de l'impôt de solidarité sur la fortune compensera largement la disparition programmée du bouclier dont auront bénéficié les ménages les plus aisés. FO dénonce «une politique de redistribution à l’envers» et plus coûteuse encore pour l’Etat.
Le conseil des ministres a avalisé le 11 mai une réforme fiscale on ne peut plus favorable aux ménages les plus riches. Si elle scelle la fin du bouclier fiscal en 2012, elle introduit surtout une modification du barème de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). «Sous couvert de mettre fin à au symbole d'une injustice fiscale caractérisée, la suppression par le gouvernement du bouclier fiscal va s'accompagner d'une autre réforme, encore plus injuste et préjudiciable pour les finances publiques», a résumé FO.

Explications. Depuis 2007, le bouclier fiscal plafonne les impôts directs de tout contribuable à la moitié de ses revenus. Chaque année, il a permis ainsi aux quelques milliers de contribuables les plus riches d'encaisser un chèque substantiel du fisc. Selon le président de la commission des Finances de l'Assemblée, Jérôme Cahuzac, en 2010, «les 925 contribuables les plus aisés» parmi les 14.443 qui bénéficient du bouclier ont concentré «à leur profit 60%» des sommes rendues par le fisc, soit «un chèque moyen de 381.000 euros». Et parmi ces heureux bénéficiaires, 32 d'entre eux ont reçu des chèques d'un montant moyen «de plus de 169.200 euros», soit un coût pour les caisses de l'Etat de 5,4 millions. Le manque à gagner total pour les finances publiques en 2010 dépasse les 700 millions d'euros du bilan définitif 2009.

Devenu impopulaire par la force des choses, le gouvernement a été contraint de supprimer le bouclier fiscal mais, pour autant, il n'a pas renoncé à choyer les foyers les plus aisés puisque, dans le même temps, il a décidé de revoir à la baisse l'ISF. Dorénavant, cet impôt ne frappera plus que les contribuables dont le patrimoine atteint 1,3 millions d'euros – et non plus 800.000 euros – mais surtout à des taux très allégés: 0,5% au maximum contre 1,8% aujourd'hui. Le coût pour les finances de l'Etat : 1,7 milliard d'euros! Et cerise sur le gâteau, les intéressés bénéficieront en 2012 à la fois du bouclier fiscal qui ne sera supprimé que l'an prochain et de la réforme de l'ISF qui entrera en vigueur cette année.

Le nouveau dispositif gouvernemental «n'est pas acceptable dans le contexte actuel et intolérable de modération salariale», a fustigé FO. Pour la confédération syndicale, «la question d'une véritable réforme fiscale, globale, alliant justice sociale et redistribution constitue un enjeu fondamental» et «la réhabilitation de l'impôt sur le revenu et de sa progressivité, appliquée à l'ensemble des revenus et plus que jamais aux revenus les plus importants, doit en être l'étape préalable et centrale». Et FO de condamner «une politique de redistribution à l'envers!».


AVEC FORCE OUVRIERE, DÉFENDONS NOS RETRAITES

 
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Accroître la part qui va aux salaires

Publié le Jeudi 5 Mai 2011 à 17:35:14 par fo-teleperformance
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Rubrique : Communiqué de la Conféréation FO
 



L'Éditorial de Jean-Claude Mailly , Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 4 mai 2011
Accroître la part qui va aux salaires

Un gouvernement qui devient conscient des problèmes de pouvoir d'achat mais qui, ne voulant pas modifier sa politique économique et sociale, en est réduit à inventer une prime.

Un patronat vent debout contre une telle prime et qui aurait bien voulu obtenir son abandon avec l'accord des syndicats!

Bien entendu, il n'en était pas question. Autant cette prime n'est pas une bonne réponse (cf. dernier éditorial), autant il appartient aux employeurs, s'ils veulent l'éviter, de faire mieux en matière de salaires et de prime transport. En quelque sorte, il n'est pas question de lâcher la proie pour l'ombre.

Par exemple, nous attendons du patronat qu'il accepte de réunir obligatoirement les négociations de branche sur les minima conventionnels après toute augmentation du Smic et pourquoi pas ?il n'est pas interdit de rêver!?qu'il finisse par accepter une augmentation significative du Smic et la mise en place d'une vraie prime transport.

Pour toutes ces raisons, le comité de suivi de l'agenda social paritaire (à savoir le suivi du calendrier de toutes les délibérations et négociations sociales) s'est borné à réaffirmer le droit, à savoir la consultation des interlocuteurs sociaux avant toute décision des pouvoirs publics (gouvernement et patronat) en matière de travail.

Le même jour une réunion syndicats- patronat s'est tenue sur la question des IRP et de la valeur ajoutée.

Il y a quelques semaines, Force Ouvrière avait publiquement demandé la suspension de cette délibération. Nous avons été les seuls, tous les autres syndicats, sans exception, voulant poursuivre les discussions. Celles-ci se poursuivent donc et la négociation devrait débuter.

Quoi qu'il en soit, Force Ouvrière a deux impératifs incontournables:

- il n'est pas question de revoir à la baisse, d'une manière ou d'une autre, le rôle et les moyens des IRP;

- concernant la valeur ajoutée, il ne peut s'agir que d'améliorer l'information consultation, et en aucun cas nous n'accepterons des procédures s'apparentant à de la codécision, c'est-à-dire à annihiler la liberté et l'indépendance syndicales. Dans notre esprit, plus d'information doit avoir pour effet d'alimenter la revendication salariale. Pour le reste, la question de la valeur ajoutée relève surtout d'un débat national d'ordre macroéconomique.

Il s'agit d'accroître la part qui va au travail au détriment de celle qui va au capital.

Cela passe par l'augmentation des salaires et une fiscalité accrue sur les dividendes.

Ce qui va à l'encontre des préconisations gouvernementales. En témoigne le bricolage fiscal à destination des plus aisés et le refus de l'État, en tant qu'employeur, d'augmenter les salaires dans la fonction publique.



AVEC FORCE OUVRIERE, DÉFENDONS NOS RETRAITES

 
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La confédération encourage les actions visant à augmenter les salaires

Publié le Mercredi 27 Avril 2011 à 09:42:07 par fo-teleperformance
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Rubrique : Communiqué de la Conféréation FO
 

         DECLARATION DE LA COMMISSION
                                                 EXECUTIVE CONFEDERALE

La Commission exécutive soutient tous les syndicats et fédérations FORCE
OUVRIERE qui agissent par la négociation, et si nécessaire la grève, pour obtenir
satisfaction en matière de salaires et les incite à maintenir la pression par les
revendications.

L’augmentation générale des salaires dont le smic, des retraites et pensions, dans
le public comme dans le privé, ainsi que des minima sociaux est une priorité :

sociale en termes de répartition des richesses,
solidaire concernant le financement de la protection sociale collective,
économique pour soutenir l’activité et l’emploi,

objectifs auxquels ne répond pas l’annonce d’une prime dans le privé et le gel du
point d’indice dans la fonction publique.

S’agissant de la RGPP, outre la suppression massive de postes, la commission
exécutive dénonce la remise en cause des principes républicains au travers de
suppression ou de la privatisation de missions de services publics. Elle appelle le
président de la république et le gouvernement à répondre rapidement aux cas concrets
exposés par FORCE OUVRIERE dans son livre noir et exige l’arrêt de la RGPP.

Face à une situation de crise qui n’est pas terminée, la commission exécutive
marque son opposition au pacte européen de croissance et de convergence, dit
pacte euro, qui vise à renforcer et institutionnaliser la rigueur en Europe en faisant
du social en termes de salaires, d’emploi et de protection sociale, la variable
d’ajustement.

Dans la même logique, elle marque la détermination de FORCE OUVRIERE à
combattre une réforme de la constitution visant à interdire les déficits, ce qui
conduirait à une constitutionnalisation de l’austérité, à un déni de démocratie et à
une atteinte à la liberté de négociation.

A 10 jours du 1er mai, elle appelle les salariés, chômeurs et retraités, à rejoindre
les manifestations et rassemblements organisés par FORCE OUVRIERE pour
marquer la solidarité internationale, notamment vis-à-vis des travailleurs du
Maghreb, du proche et moyen orient et pour exprimer les revendications
prioritaires en matière de salaires, de protection sociale, de stratégie industrielle
et de services publics.




Paris, le 21 avril 2011

Votée à l’unanimité
 
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FO se félicite d'avoir conforté les droits des demandeurs d'emploi

Publié le Mardi 29 Mars 2011 à 22:55:28 par fo-teleperformance
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Rubrique : Communiqué de la Conféréation FO
 
 
Jour après jour - mardi 29 mars 2011
Assurance-chômage
FO se félicite d'avoir conforté les droits des demandeurs d'emploi
 
Fer de lance de la négociation sur la future convention UNEDIC, la centrale a réussi à améliorer l'’indemnisation des salariés saisonniers et invalides et à rendre plus difficiles les conditions de mise en œuvre d’une baisse éventuelles des cotisations.
La négociation interprofessionnelle sur l'Assurance chômage s'est achevée vendredi sur un projet d'accord que devraient approuver au moins quatre organisations syndicales. Fer de lance de cette négociation, la confédération FO a annoncé lundi qu'elle le parapherait 

D'abord parce que la future convention préserve, et améliore dans certains cas, les règles actuelles d'indemnisation des demandeurs d'emploi. Elle maintient en effet à vingt-quatre mois le droit à une allocation pour les chômeurs pouvant justifier d'au moins quatre mois de travail dans les vingt-huit derniers mois. Pour les plus de 50 ans ayant travaillé trente-six mois, la durée maximale d'indemnisation restera de trente-six mois. Elle conforte dès lors le principe acquis en 2009 et selon lequel «un jour cotisé équivaut à un jour indemnisé». Mieux, elle améliore les droits pour deux catégories de demandeurs d'emplois. Ainsi, les travailleurs invalides pourront cumuler le montant de leur pension d'invalidité avec le montant de l'allocation d'aide au retour à l'emploi tandis que les salariés saisonniers verront supprimer le «coefficient réducteur» qui diminuait le montant de leur allocation chômage en fonction du nombre de jours travaillés au cours des douze derniers mois. 

Mais FO a aussi « réussi à rendre plus difficiles les conditions de mise en œuvre d'une baisse des cotisations». Alors que le patronat aurait voulu inscrire dans l'accord une réduction automatique des cotisations sociales – «en cas de bénéfices des comptes de l'UNEDIC de 500 millions d'euros sur deux semestres consécutifs» – les syndicats ont imposé des garde-fous afin de préserver les rentrées financières de l'Assurance chômage.

La baisse des cotisations réclamée par le MEDEF ne pourra intervenir que si le «niveau d'endettement du régime est égal ou inférieur à l'équivalent de 1,5 mois de contributions calculés sur la moyenne des douze derniers mois», précise dorénavant le texte. En outre, cette baisse de 0,4 point au maximum ne pourra être effective que dans l'hypothèse où le régime dégage des excédents supérieurs à un milliard d'euros sur une année. Le tout «sans remise en cause des droits des chômeurs», souligne FO. Le patronat a renoncé également à l'une de ses autres revendications principales: le report de 50 à 52 ans de l'ouverture du droit à trois ans d'allocations et le recul de 61 à 62 ans pour le maintien du chômage indemnisé jusqu'à la retraite à taux plein. 

Devant être avalisée par quatre syndicats (FO, CFDT, CFTC, CGC), la nouvelle convention devrait entrer en vigueur le 1er juin prochain pour s'appliquer jusqu'au 31 décembre 2013.

 
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Zone Euro : le « pacte des loups » de la finance

Publié le Lundi 14 Mars 2011 à 23:12:26 par fo-teleperformance
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Rubrique : Communiqué de la Conféréation FO
 

Zone Euro : le « pacte des loups » de la finance

 

Le « pacte pour renforcer la compétitivité européenne » adopté le 11 mars par les 17 chefs d’État de la zone euro aura, s’il est validé lors du sommet de l’Union Européenne des 24 et 25 mars prochain, de très graves conséquences sociales, tant sur les salaires, les retraites et les services publics de tous les États européens.

Réformes des marchés du travail pour rendre l'emploi encore plus précaire et flexible ; réformes fiscales prétextes à des baisses de l'imposition des entreprises et « du coût du travail» ; nouvelles modérations salariales (ou gel) en particulier dans les secteurs publics ; remise en cause implicite de l'indexation des salaires sur les prix là où elle existe encore ; nouvelles dégradations des systèmes de retraites, de soins et de prestations sociales au motif fallacieux d’un alignement avec « la situation démographique nationale » et « l'espérance de vie» : le menu est celui d’une régression sociale généralisée.

Ce pacte « éconuisible » n’a d’autre objectif que de généraliser une austérité drastique et permanente en Europe, et ce, dans le seul but de donner de nouveaux gages aux marchés financiers.

Pour FORCE OUVRIERE, ce pacte porte les germes d’une crise sociale profonde. Il constitue en effet une attaque majeure contre les salariés, contre les conventions collectives et, au-delà, contre l’ensemble des populations des États européens.

Une fois encore, le concept contestable et limité de « compétitivité » sert de prétexte pour accroitre les inégalités et le travail précaire, réduire les salaires, supprimer l’action publique et les droits sociaux.

Comme par hasard, ce pacte faite suite immédiatement à la décision de l’agence de notation Moody’s de dégrader les notes de la dette grecque puis de plusieurs banques grecques.

Construire l’Europe selon le diktat des marchés financiers en interdisant aux États, parfois complaisants, de mener librement leurs propres politiques et en asservissant les travailleurs à des normes sociales toujours en baisse revient à un déni de démocratie.

FORCE OUVRIERE dénonce ce « pacte des loups » de la finance qui renforcera l’emprise des marchés financiers sur l’UE et sa gouvernance afin d’imposer aux 27 pays des politiques socialement dévastatrices contre les salariés.

FORCE OUVRIERE prendra part au rassemblement des syndicats à Bruxelles le 24 mars et à l’Euro-manifestation le 9 avril à Budapest de façon à lutter contre ces politiques de régression sociale, de déréglementation et de démantèlement des droits.

 

Paris, le 14 mars 2011

 
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UPS s'en prend au droit de grève et à la liberté syndicale

Publié le Mercredi 2 Mars 2011 à 13:46:33 par fo-teleperformance
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Rubrique : Communiqué de la Conféréation FO
 
 
Jour après jour - mercredi 2 mars 2011
Transports
UPS s'en prend au droit de grève et à la liberté syndicale
 
Après un conflit social survenu en février sur un de ses sites, la direction de l’entreprise de messagerie veut licencier cinq salariés, dont un délégué syndical FO. Elle n’a visiblement pas digéré les concessions qu’elle a dû faire aux personnels.
«Suite à votre comportement lors du mouvement de grève qui s'est déroulé du 16 au 18 février 2011 sur le site de la Courneuve, nous sommes amenés à envisager à votre égard une mesure de licenciement pour faute lourde. Aussi, en application (…) du Code du travail nous vous demandons de bien vouloir vous présenter le vendredi 4 mars à 14h30. (…). D'ici là, et compte tenu de la gravité des agissements reprochés, nous vous notifions une mise à pied à titre conservatoire jusqu'à la décision définitive qui découlera de l'entretien».
 
Le 22 févier dernier, Ramzi Mannai délégué syndical FO, est tombé des nues lorsqu'il reçoit cette lettre signée de la direction de la multinationale américaine de livraison de colis express, UPS Transport, et envoyée à quatre autres salariés du site de La Courneuve (Seine-Saint-Denis). «L'entreprise veut nous faire payer les suites de la grève des 8, 16, 17 et 18 février 2011 qui a été suivie par 80 à 100% des salariés et qui a permis d'obtenir des avancées sociales significatives pour tous les personnels, notamment une augmentation générale des salaires de 73 euros pour les rémunérations inférieures à 2.000 euros et de 4% pour les autres», explique le représentant du syndicat FO (plus de 80% des voix aux dernières élections professionnelles d'octobre 2010).
 
Le conflit avait également amené UPS à s'engager sur des discussions au plus haut niveau «sur les difficultés rencontrées par les salariés, en matière de conditions de travail gravement dégradées», rapporte Reza Painchan, secrétaire général de l'Union départementale FO de Seine-Saint-Denis. A ce propos, une première réunion avec des hauts responsables d'UPS devait avoir lieu au plus tard le 25 février dans la perspective d'un vaste audit social relatif aux conditions de travail à La Courneuve. Sous la pression sans doute de la hiérarchie américaine d'UPS, les dirigeants français n'ont pas tenu leurs engagements alors qu'ils figurent explicitement dans les protocoles de fin de conflit approuvés par les parties. Lequel protocole soulignait aussi le fait que «les salariés qui ont participé au mouvement de contestation et de blocage sur le site (…) ne feront l'objet d'aucune sanction à ce titre». D'où la mise en garde de Reza Painchan : «en France, les relations professionnelles sont basées sur la loyauté, pas sur les coups tordus!». C'est pourquoi, FO a appelé les personnels d'UPS à venir soutenir les cinq salariés convoqués aux entretiens préalables vendredi prochain afin de faire respecter la liberté syndicale et le droit de grève.

 
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Avoir raison à Genève et tort à paris et Bruxelles

Publié le Mercredi 9 Février 2011 à 10:34:19 par fo-teleperformance
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Rubrique : Communiqué de la Conféréation FO
 
 
L'Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 9 février 2011
Avoir raison à Genève et tort à paris et Bruxelles

Dans son discours prononcé le 15 juin 2009 à Genève, devant la Conférence internationale du travail, le président de la République avait repris plusieurs revendications syndicales, dont celle que nous défendons depuis longtemps avec la CISL puis la CSI, à savoir le respect contrôlé des normes internationales fondamentales du travail. Ce que, à l'époque, nous avions positivement souligné. 

Dans ce même discours il indiquait: «[...] Ce qui est chimérique et ce qui est irresponsable, c'est de croire que les peuples subiront sans rien dire les conséquences douloureuses de la crise [...].» 

Soulignant que la crise n'était pas une parenthèse, il déclarait: «Je le dis en pesant mes mots, ou nous aurons la raison ou nous aurons la révolte, ou nous aurons la justice ou nous aurons la violence; ou nous aurons des protections raisonnables, ou nous aurons le protectionnisme.» 

Les évènements en Tunisie ou en Égypte confirment cette vision des choses. Ils éclatent en effet à cause de la crise et sur les revendications sociales se greffe naturellement l'exigence de liberté et de démocratie. 

Ce sont effectivement les peuples qui subissent plein pot la crise à des degrés divers. 

Mais depuis son déclenchement il y a trois ans et demi, rien de fondamental n'a été transformé au niveau international. Le seul fait notable est que partout les États sont venus au secours des marchés avec l'argent des impôts actuels et à venir. 

En Europe, non seulement les modalités de la construction européenne n'ont pas été modifiées, mais la logique du capitalisme libéral a été renforcée par le durcissement du pacte de stabilité et de croissance et la mise en place de plus d'austérité, remettant en cause les droits sociaux et les services publics. 

En France, c'est l'objet prioritaire de la RGPP et de la contre-réforme des retraites. 

Les propositions franco-allemandes visent à durcir les budgets et à remettre en cause les droits sociaux. Il s'agit de rendre le social flexible vis-à-vis d'une politique économique restrictive et rigide. 

On vient ainsi de relancer l'idée d'inscrire dans la Constitution l'équilibre budgétaire, ce qui reviendrait à constitutionnaliser la rigueur et à transformer le Conseil constitutionnel en gardien du temple de l'austérité! 

Il ne suffit pas d'avoir raison à Genève si on a tort à Paris et à Bruxelles. 




AVEC FORCE OUVRIERE, DÉFENDONS NOS RETRAITES
 
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Expression directe : COMMENT JE ME SUIS PRÉSENTÉ AU CE

Publié le Lundi 31 Janvier 2011 à 11:32:32 par fo-teleperformance
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Rubrique : Communiqué de la Conféréation FO
 

Bienvenue dans le monde du travail (épisode 2)
envoyé par Force-Ouvriere. - Regardez les vidéos des stars du web.
 
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